En
occasion elle conserve un certain succès malgré les
années, avec son petit gabarit, sa selle basse, son
minuscule réservoir de type "goutte d'eau", et son
moteur qui a l'air énorme, elle profite d'une silhouette
particulièrement réussie. Très basse et hyper maniable,
elle se laisse manoeuvrer sans difficulté. Avec son
autonomie mini, la XV 535 est parfaite pour rayonner
a 100 km autour de chez vous.
Elle reste plaisante sur route si l'on roule tranquillement.
Sa géométrie, assez proche de celle d'une moto classique,
est sans surprise, son freinage correct et son confort...
sautillant. Ses commandes avancées donnent au
pilote une position caractéristique, qui n'est
pas inconfortable (si vous roulez comme on roule avec
un custom).
Le "V twin" ne
rechigne pas à prendre des tours et fait preuve d'un
tempérament vif et nerveux. On retrouve ici le sifflement
caractéristique des moulins de la série XJ. Le cardan
se fait oublier, tant à l'usage qu'à l'entretien. La
535 Virago est un custom sympathique, très adaptée à la
ville par sa finesse sa maniabilité et sa mécanique
docile, qui permet également de partir en balade grâce
aux performances de son moteur. Il vous emmène
de bon coeur au-delà des vitesses autorisées,
mais votre position de conduite vous ramène
rapidement à la raison.
Le joli moteur en V est discret du côté vibrations.
La visibilité dans les rétroviseurs est
parfaite.
Transmission : comme nous l'avons vu, son cardan
n'appelle aucune remarque particulière, il se fait
oublier, et c'est très bien ainsi.
A moteur froid ou chaud, la boîte 5 claque (seulement
sur le passage de première à deuxième
vitesses). Pour monter les rapports, plus vous êtes
rapide dans le passage du rapport plus la boîte
est discrète. Bref, paradoxalement plus vous
piloter pépère plus la boîte claque...
C'est regrettable car un custom est bien le genre de
moto où la boîte devrait se faire oublier. Mais d'un
point de vue mécanique, cela s'explique peut-être
par le fait que la pignonnerie interne tourne trop
lentement à bas régime et ces éléments
s'engrènent mal...
L'embrayage lui est d'une progressivité exemplaire,
il est secondé par une commande d'une douceur extrême.
Là, c'est réussi.
Sur le freinage, je donnerais une bonne mention,
pour l'usage que l'on doit faire de cette moto.
"Et sur sol humide, ça donne quoi ?" Prudence parce que la roue arrière bloque
facilement lors des rétrogradages façon sport, V2 et cardan oblige. La
tenue de cap est au point.
Paradoxalement, elle met en confiance mais demande
par ailleurs un peu de concentration en utilisation
sportive, la vitesse n'est pas la vocation de cette
machine, encore une fois c'est un custom.
D'une manière générale, la consommation de cette
moto est acceptable dans la mesure où lon adopte
un style de conduite qui recherche lagrément
et la décontraction plutôt que la griserie des accélérations
insolentes. |