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Historique Essai
Essai 535 XV de 1996   
 
 
 
Essai 535 YAMAHA Virago de 1996
 
 
Modèle testé : 535 YAMAHA Virago XV de 1996, acquis en 2002 avec 9.000 km au compteur, 11.000 km effectués depuis, soit au total 20.000 km à ce jour.
C'est ma deuxième Virago 535, avec l'autre j'avais effectué 6.000 km
 
Essai
En occasion elle conserve un certain succès malgré les années, avec son petit gabarit, sa selle basse, son minuscule réservoir de type "goutte d'eau", et son moteur qui a l'air énorme, elle profite d'une silhouette particulièrement réussie. Très basse et hyper maniable, elle se laisse manoeuvrer sans difficulté. Avec son autonomie mini, la XV 535 est parfaite pour rayonner a 100 km autour de chez vous.
Elle reste plaisante sur route si l'on roule tranquillement. Sa géométrie, assez proche de celle d'une moto classique, est sans surprise, son freinage correct et son confort... sautillant. Ses commandes avancées donnent au pilote une position caractéristique, qui n'est pas inconfortable (si vous roulez comme on roule avec un custom).
Le "V twin" ne rechigne pas à prendre des tours et fait preuve d'un tempérament vif et nerveux. On retrouve ici le sifflement caractéristique des moulins de la série XJ. Le cardan se fait oublier, tant à l'usage qu'à l'entretien. La 535 Virago est un custom sympathique, très adaptée à la ville par sa finesse sa maniabilité et sa mécanique docile, qui permet également de partir en balade grâce aux performances de son moteur. Il vous emmène de bon coeur au-delà des vitesses autorisées, mais votre position de conduite vous ramène rapidement à la raison.
Le joli moteur en V est discret du côté vibrations. La visibilité dans les rétroviseurs est parfaite.

Transmission : comme nous l'avons vu, son cardan n'appelle aucune remarque particulière, il se fait oublier, et c'est très bien ainsi.
A moteur froid ou chaud, la boîte 5 claque (seulement sur le passage de première à deuxième vitesses). Pour monter les rapports, plus vous êtes rapide dans le passage du rapport plus la boîte est discrète. Bref, paradoxalement plus vous piloter pépère plus la boîte claque... C'est regrettable car un custom est bien le genre de moto où la boîte devrait se faire oublier. Mais d'un point de vue mécanique, cela s'explique peut-être par le fait que la pignonnerie interne tourne trop lentement à bas régime et ces éléments s'engrènent mal...
L'embrayage lui est d'une progressivité exemplaire, il est secondé par une commande d'une douceur extrême. Là, c'est réussi.

Sur le freinage, je donnerais une bonne mention, pour l'usage que l'on doit faire de cette moto.
"Et sur sol humide, ça donne quoi ?" Prudence parce que la roue arrière bloque facilement lors des rétrogradages façon sport, V2 et cardan oblige.
La tenue de cap est au point.
Paradoxalement, elle met en confiance mais demande par ailleurs un peu de concentration en utilisation sportive, la vitesse n'est pas la vocation de cette machine, encore une fois c'est un custom.

D'une manière générale, la consommation de cette moto est acceptable dans la mesure où l’on adopte un style de conduite qui recherche l’agrément et la décontraction plutôt que la griserie des accélérations insolentes.
 
< Presentation Points faibles >