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Essai YAMAHA Virago 535 de 1996  
 
 
Modèle testé : 535 YAMAHA Virago XV de 1996, acquis en 2002 avec 9.000 km au compteur, 11.000 km effectués depuis, soit au total 20.000 km à ce jour.
C'est ma deuxième Virago 535, avec l'autre j'avais effectué 6.000 km
 
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Historique
 
1988
Elle apparait au catalogue des ventes Yamaha début décembre 1987.
Un seul colori EMM (empress maroon) était disponible à sa sortie.
Elle ne porte pas encore le nom de Virago sur ses caches latéraux et était équipé d'un faux réservoir.
Autre particularité, le disque avant est plein.
Virago 1988
1989
Commercialisé à partir de janvier en parrallèle avec l'ancien modèle 88.
Installation d'un second véritable réservoir, le réservoir sous la selle restant toujours prèsent, la capacité en carburant passe de 8,6 à 13,5 litres.
Apparition du sigle Virago sur les caches latéraux.
Deux versions au choix : guidon "cornes de vache" ou guidon plat.
On notera aussi le montage d'un disque avant ajouré.
Le rouge foncé EMM de la première version est remplacé par un GNB (Greenish black) ou un DNBM1 (Dark grayish blue metallic 1).
 
1990
Pas de modifications importantes sur ce millésime si ce n'est la disparition du premier modèle 88 à un seul réservoir sous la selle et à guidon courbe.
Au point de vue colori, on notera la disparition du colori noir remplacé par un colori SBD (Splendid Beige).
Virago 1990
1991
Aux deux coloris disponibles en 90 vient s'ajouter un colori LNR (Luminous Red).
Installation d'un allumage du type TCI digital en remplacement de l'allumage TCI analogique monté jusqu'alors.
 
1992
La 535 est disponible en :
DNBM1 (Dark Greyish Blue metallic)
LGBM1 (Light Greyish Blue metallic)
LNR (Luminous Red).
 
1993
Une variante au niveau des coloris qui se décline en :
GRM (Graceful Maroon)
BL2 (Black 2)
LGBM1 (Light Greyish Blue metallic).
 
1994
Un nouveau modèle "S" prend place au catalogue. La présentation est plus soignée, en particulier au niveau de la finition avec une grande majorité de pièces moteur chromée, une peinture deux tons reprise au niveau des garde-boue et une selle capitonnée. le modèle "S" arbore un coloris RES (Red-E Sparkle) avec des flancs de réservoir peints en gris. Les garde-boue sont également en peinture émaillée deux tons. Le sigle Virago du réservoir est en relief.
La XV 535 standard est :
BL2 (Black 2)
DGBM1 (Deep Greenish Blue Metallic).
Virago 1994
1995
Le système de freinage avant à simple piston est remplacé par un étrier double pistons juxtaposés.
Sur la série "S" nouveau coloris NBB (New Black Blue) comme la rouge qui est toujours au catalogue.
La version standard est disponible en BL2 (Black 2) et en SM (Sparkle Maroon).
Sur la SM le réservoir reprend le style de décoration de la version "S" avec peinture émaillée deux tons.
 
1996
Sur la version "S" les coloris 1995 sont reconduits : BL2, SM, NBB avec abandon du sigle en relief au profit d'un logo peint sur le réservoir pour le nouveau colori MPR (Maple Red).
Pour la version standard les coloris sont au nombre de trois. Le BL2 et le SM sont toujours d'actualité, c'est un coloris OC1 (orange) qui vient compléter la gamme.
La version noir (BL2) et bordeaux (SM), celle de cet essai conservent le sigle en relief, celle en orange est pourvue d'un nouveau logo peint sur le réservoir.
Légère retouche au niveau du boîtier de filtre à air dont la prise d'air se situe maintenant au niveau du cache latéral avant droit.
Virago 1996
1997
Pour la version standard toujours le colori BL2 avec un nouveau TDB (Traditional Blue).
Sur les "S" toujours les coloris NBB et MPR plus un nouveau MKB (Milky Brown)
 
1998
Apparition des 535DX plus clinquante pour remplacer la Virago de base "XV" et de sa variante "S" plus luxeuse.
Pour cette année les couleurs sont :
URB (Urishi Black)
MKB (Milky Brown)
DPRC3 (Dark Purplish Red Cocktail).
Virago 1998
1999
Pas de changement et fin de la commercialisation en France.
 
2003
Aujourd'hui si vous voulez une Virago 535 neuve en Europe, vous devrez l'acheter dans un des pays suivants :

Royaume-Uni Yamaha Motor UK
Allemagne Yamaha Motor DE
Italie Yamaha Motor IT
Portugal Yamaha Motor PT
Danemark Yamaha Motor DK
Suède Yamaha Motor SE
Norvège Yamaha Motor NO
Autriche Yamaha Motor AT
Hongrie Yamaha Motor HU
République Tchèque Yamaha CZ

Bien qu'elle soit en fin de vie, la 535 Virago n'est pas morte !
 
2004
Je crois que cette année 2004 lui sera fatale, je ne la vois plus sur les catalogues.
15 ans sur le marché, pas mal !
 
 
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Presentation
 

 

La virago est fine et répond avec sa fourche inclinée aux stricts canons du chopper made in America. La XV 535 est un Low rider polyvalent exempt de fioritures et autres gadgets.
La cylindrée de sa motorisation donne un moteur souple, non dénué de caractère, aux performances plus que suffisantes.
Le moteur entrant directement dans la rigidité de la partie cycle à permis de supprimer les demi-berceaux sous ce dernier. Ce montage accentue la silhouette longiligne de la moto mais surtout associé à une roue de 15 pouces à l'arrière, il permet de surbaisser la moto. Il en résulte une hauteur de selle de 720 mm qui en fait une moto utilisable par tous types de gabarit et très prisée par la gente "motarde".

Côté technique, on donne dans la simplicité mais aussi dans la robustesse ce qui donne une moto facile d'entretien et, ou tout a été pensé dans ce sens. Ce n'est pas l'installation d'un cardan, une des réputations de Yamaha, qui viendra nous contredire.
 
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Essai
 
En occasion elle conserve un certain succès malgré les années, avec son petit gabarit, sa selle basse, son minuscule réservoir de type "goutte d'eau", et son moteur qui a l'air énorme, elle profite d'une silhouette particulièrement réussie. Très basse et hyper maniable, elle se laisse manoeuvrer sans difficulté. Avec son autonomie mini, la XV 535 est parfaite pour rayonner a 100 km autour de chez vous.
Elle reste plaisante sur route si l'on roule tranquillement. Sa géométrie, assez proche de celle d'une moto classique, est sans surprise, son freinage correct et son confort... sautillant. Ses commandes avancées donnent au pilote une position caractéristique, qui n'est pas inconfortable (si vous roulez comme on roule avec un custom).
Le "V twin" ne rechigne pas à prendre des tours et fait preuve d'un tempérament vif et nerveux. On retrouve ici le sifflement caractéristique des moulins de la série XJ. Le cardan se fait oublier, tant à l'usage qu'à l'entretien. La 535 Virago est un custom sympathique, très adaptée à la ville par sa finesse sa maniabilité et sa mécanique docile, qui permet également de partir en balade grâce aux performances de son moteur. Il vous emmène de bon coeur au-delà des vitesses autorisées, mais votre position de conduite vous ramène rapidement à la raison.
Le joli moteur en V est discret du côté vibrations. La visibilité dans les rétroviseurs est parfaite.

Transmission : comme nous l'avons vu, son cardan n'appelle aucune remarque particulière, il se fait oublier, et c'est très bien ainsi.
A moteur froid ou chaud, la boîte 5 claque (seulement sur le passage de première à deuxième vitesses). Pour monter les rapports, plus vous êtes rapide dans le passage du rapport plus la boîte est discrète. Bref, paradoxalement plus vous piloter pépère plus la boîte claque... C'est regrettable car un custom est bien le genre de moto où la boîte devrait se faire oublier. Mais d'un point de vue mécanique, cela s'explique peut-être par le fait que la pignonnerie interne tourne trop lentement à bas régime et ces éléments s'engrènent mal...
L'embrayage lui est d'une progressivité exemplaire, il est secondé par une commande d'une douceur extrême. Là, c'est réussi.

Sur le freinage, je donnerais une bonne mention, pour l'usage que l'on doit faire de cette moto.
"Et sur sol humide, ça donne quoi ?" Prudence parce que la roue arrière bloque facilement lors des rétrogradages façon sport, V2 et cardan oblige. La tenue de cap est au point.
Paradoxalement, elle met en confiance mais demande par ailleurs un peu de concentration en utilisation sportive, la vitesse n'est pas la vocation de cette machine, encore une fois c'est un custom.

D'une manière générale, la consommation de cette moto est acceptable dans la mesure où l’on adopte un style de conduite qui recherche l’agrément et la décontraction plutôt que la griserie des accélérations insolentes.
 
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Points faibles
 
Le passager doit être tolérant et de bonne composition. Il est vraiment mal loti sur son "pouf" avec ces repose pied trop haut, avec la sensation d'avoir les jambes excessivement écartées . Pour les longs trajets, le Sissy bar s'impose au minimum.

La suspension classique à l'arrière qui nous rappelle ce que veut dire "coup de raquette". Avec un pneu arrière Metzeler ME 880 Marathon, gonflé à 2,25 bar (80 kg embarqué), amortisseurs réglés un cran en-dessous du plus dur. C'est cool, ce pneu améliore le confort, (ne me demander pas pourquoi)

Pas de jauge à essence.

Le hublot de contrôle du niveau d'huile mal placé.

Certaines autres marques ont une béquille centrale, pourquoi pas celle-ci ?. Une béquille d'atelier sur la roue arrière a un coût et ne soulage pas la roue avant.On appréciera pas le levier de starter au carburateur, et encore moins les deux clés avec l'antivol sur le cadre.

Les rayons arrières ont tendance à desserrer.

Heureusement ces petits inconvénients sont gommés par le look général, et ce moteur V2, qu'il est beau et agréable à l'utilisation !
 
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Conclusion
 
Bref, techniquement, il y a mieux, mais esthétiquement, "y'a pas photo".

Si on considère (et ce n'est pas faux) qu'un custom est conçu pour croiser "pépère" à 90 à l'heure, la Virago est dans une très bonne moyenne.
C'est une vraie moto-plaisir pour la balade cool, aux qualités routières étonnantes.

La 535 Virago a disparue du catalogue français en 1999.
La nouvelle génération de custom Yamaha porte le nom de Stars: Wild Star - Road Star - Drag Star (125, 650, 1100) - V Star - Royal Star.

Pour la prochaine je reste "bi", j'hésite entre un autre custom Yamaha ou bien une Harley Davidson Sportster. Le style et les sensations (même celles liées à des lacunes) ont une valeur. Il faut savoir sacrifier la raison à la passion.
 Disponibilité pièces:  Excellent
 Comportement routier:  Bien
 Agrément de conduite:  Bien
 Passage des vitesses:  Assez bien
 Fiabilité:  Fiable
 Coût entretien:  Certaines pièces coûteuses
 Consommation moyenne:  4,5L / 100km

 

Tout ceci est vrai ?
La preuve c'est sur le oueb !